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Le : 10 Mai 2009

Immigration : il est temps d'appliquer le principe de précaution (édito 05/09)

Chaque année depuis 2002, une ou plusieurs lois nouvelles sont votées. Sans parvenir à changer la donne : selon les statistiques officielles, il y eu 201.564 entrées légales en 2003 et 180.376 en 2007. Un changement cosmétique et pourtant dénoncé à grands cris par le lobby immigrationniste. La question qui se pose est donc la suivante : arrêter l’immigration est-il possible ?

La réponse est clairement oui: mais à conditions de revenir au réel et de changer de paradigmes idéologiques


En finir avec le déni de réalité

Le 20 avril 2009, Christian Estrosi, qui s’apprête à faire voter une loi (une de plus !) sur les bandes, répond à une interpellation de Jean-Michel Apathie sur RTL à propos du lien immigration et délinquance. Poussé dans ses retranchements par le politiquement correct, le député sarkozyste répond : « Il n’y a pas de lien entre immigration et délinquance. Je m’y refuse. » (1) Or il ne s’agit pas d’une question d’opinion mais d’une question de fait ! Et lorsqu’un jeune Blanc est tabassé dans un bus et qualifié de « sale Français de merde », nul ne s’en émeut. Sauf pour dénoncer, non les faits, mais la mise en ligne sur Internet de la vidéo qui les montre !

En finir avec les mensonges statistiques

Du 1er janvier 1999 au 1er janvier 2006, l’INSEE a régulièrement annoncé un « solde migratoire » inférieur à 90.000 personnes par an, accréditant ainsi  l’idée que l’immigration était relativement maîtrisée. Et puis, en publiant son bilan démographique 2008 (2), l’INSEE a introduit une donnée nouvelle : 660.000 personnes supplémentaires en sept ans classées sous la rubrique « Ajustement ». En clair, sept ans de suite l’immigration a été sous-estimée de   100.000 personnes par an (3) !

En finir avec l’ignorance des évolutions économiques

Depuis plusieurs années, la France a officiellement adopté une politique dite d’ « immigration choisie ». Choisie en fonction des besoins économiques. Or les conditions économiques ont radicalement changé avec l’arrivée de la grande dépression… mais la politique d’ « immigration choisie » n’a pas pris en compte cette réalité nouvelle !

Sur un strict plan économique, il est absurde de poursuivre l’accueil d’une immigration de travail alors même qu’il existe dans les quartiers de l’immigration des poches de chômage à hauteur de 25%, voire 40%.

En finir avec l’illusion de l’intégration

Au demeurant, la politique d’ « immigration choisie » devrait d’abord tirer les leçons de trente ans d’échec des politiques d’intégration ! Car il n’y a aucune raison rationnelle de croire que les politiques de plus en plus coûteuses qui ont échoué hier réussiront demain.

Appliquer le principe de précaution aux politiques migratoires

Inscrit dans la Constitution française, le principe de précaution est souvent invoqué pour bloquer des recherches scientifiques et des pratiques économiques ou sociales ; et ce, même lorsque les risques encourus sont très incertains, si ce n’est impossibles à définir. Or, les risques des politiques migratoires sont, eux, connus et certains. Puisque les populations sub-sahariennes et arabo-musulmanes se sont dans l’ensemble mal intégrées au cours des trois dernières décennies, la sagesse consisterait à tout le moins à adopter un moratoire de longue durée sur l’immigration : il faudrait attendre que la grande majorité des habitants des quartiers à forte présence sub-saharienne et arabo-musulmane se soient correctement intégrés pour accepter éventuellement d’autres étrangers en provenance de ces pays.

Eviter l’intégration à rebours : protéger les « minorités majoritaires »

Par « minorités majoritaires » nous entendons les Français d’origine européenne (dont les parents sont natifs de France ou d’Europe du Sud), qui, tout en étant majoritaires dans leur pays, peuvent se retrouver minoritaires dans leur quartier. Il est essentiel qu’ils puissent, eux aussi, bénéficier des droits communs à tous les Français : aller et venir librement, y compris pour les jeunes filles ou les jeunes femmes ; accéder à un enseignement normal de leur langue et de leur histoire ; garder leurs habitudes alimentaires, y compris dans les cantines collectives. Or ces libertés-là sont aujourd’hui menacées et doivent être pleinement rétablies.

Affirmer sans complexe les valeurs civilisationnelles de la majorité des Français

La grande majorité de la population française est de race blanche et de civilisation européenne et chrétienne.

Cet héritage civilisationnel fait une large place à la dignité et à la représentation humaines, à la liberté et à la raison, à l’incarnation et à l’innovation. Il est légitime que ces hommes et ces femmes rejettent les discours culpabilisateurs, assument leur héritage avec fierté et s’honorent du legs de leurs aïeux, créateurs de paysages et d’un art de vivre sans pareils : nous devons non seulement préserver ce chef-d’oeuvre qu’est la civilisation européenne d’expression française mais aussi en poursuivre l’édification.

Jean-Yves Le Gallou
Institut de géopolitique des populations
Extraits de la communication du 23 avril 2009
Polémia

Notes :
(1)http://
www.rtl.fr/fiche/4473770/christian-estrosi-bien-sur-qu-il-y-a-un-probleme-d-insecurite-en-france-video.html
(2) http://
www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1220
(3) Estimation par défaut dans la mesure où le solde migratoire est la somme du solde migratoire positif de l’immigration étrangère et du solde migratoire négatif de Français qui s’expatrient.
 

Voir : http://www.polemia.com/article.php?id=1770

Jean-Yves Le Gallou

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