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Le : 20 Juin 2012

La croissance est-elle bien le bon remède pour éradiquer la crise ? (2/2)

Après la tribune signée de Yves-Marie Laulan, voici celle de Frédéric Malaval, universitaire et chercheur, axée sur l’écologie et l’environnement. Cette fois, l’auteur s’écarte du conformisme ambiant pour pénétrer dans une originalité demeurée confidentielle avec ses champions tels que Malthus, René Dumont, Dennis Meadows et bien d’autres « antidéveloppistes » à qui, hélas, il n’a pas été donné de franchir la barrière médiatique.
Polémia

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2- Et si on pensait décroissance…

Croi…ssance, croi…ssance, croi…ssance… Il ne manque qu’une gestuelle associée à cette litanie pour que l’idéologie de la croissance devienne une vraie religion. La seule issue envisagée pour rembourser la dette est de « booster » la croissance. Or, l’Ecologie et toutes les sciences de la vie en général montrent que la croissance infinie est une chimère. Penser une décroissance proactive est donc vital pour envisager le futur.

La croissance

L'idéologie de la croissance a été essentiellement pensée par des prosélytes de la décroissance, majoritairement des écologistes. Pour les autres, elle est tellement intériorisée qu'elle ne génère aucune introspection. Schématiquement, elle est issue de la Modernité. Celle-ci se déploie dans des versions religieuses ou séculaires : le judéo-christianisme, le libéralo-capitalisme, le socialo-communisme, le développement durable… Son but : créer le Paradis sur terre, c'est-à-dire garantir à chacun l'abondance matérielle, la protection contre les maladies, etc. Elle est fondée sur la dissociation Homme/Nature. Le premier est pensé comme une unité formalisée par la notion anthropologique d'homo sapiens sapiens ; la seconde est considérée par notre droit civil comme l'ensemble des choses nulles (res nullius, res nulla) qualifiable aussi de biens inappropriés ou de chose de personne. Dans la Modernité, la vocation de la nature est d'être instrumentalisée ou de disparaître.

Une des disciplines s'intéressant à la réalisation de la Modernité est l'économie. La techno-science en est la source. Son but est d'augmenter la quantité de biens et de services disponibles par individu. L'indicateur de référence est le PIB/hab. qui hiérarchise le niveau de « développement » entre les peuples et les individus. Plus c'est élevé, mieux c'est… pour les économistes. Un regard écologiste est drastiquement différent.

Evoquer l'omniprésence de la « croissance » n'apporte rien. C'est une antienne. A l'image, en 2007, d'un Nicolas Sarkozy conquérant s'engageant à chercher la croissance avec les dents, toute la classe politique espère la martingale salutaire. Les économistes, majoritairement acquis à cette idéologie, s'empressent d'en proposer. Ainsi, dans Les leviers de la croissance française (2007), la solution envisagée est d'augmenter le volume de travail en mobilisant la population en âge de travailler. Plusieurs mesures sont proposées pour assurer un meilleur fonctionnement du marché du travail. Parmi celles-ci : stimuler la concurrence sur le marché des biens, revaloriser et réformer l’enseignement supérieur et la recherche. Une des conséquences les plus concrètes de cette ambition est qu'aujourd'hui, le Contrat à durée indéterminée (CDI) est perçu comme un « frein à la performance du capital humain ». Le supprimer est programmé. Autre manifestation de cette idéologie – et on arrêtera là : dans le Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française (2008), il est envisagé d'élargir et de favoriser la venue de travailleurs étrangers au motif que « l’immigration a été dans le passé et peut être dans l’avenir un puissant facteur de croissance ».

L'économique est par conséquent indissociable d'une interrogation sur l'idéologie qui l'anime et d'une conception de l'individu et des rapports sociaux. Cela amène naturellement à interroger la dimension sociétale de ces approches. Beaucoup d'auteurs ont contribué à cette réflexion. Mais le sujet est loin d'être saturé.

De la finance à l’écosystème

Toute la classe politique est focalisée sur la croissance. Elle seule pourrait résorber une dette publique obérant l'avenir des banques, voire des Etats. Or, cette réflexion essentiellement financière n'envisage que des réponses financières. La plus populaire est de créer des eurobonds. Cela reviendrait à financer les dettes des Etats par des dettes contractées à un niveau supérieur. Et après…

Dans sa version vulgaire, le théorème d'incomplétude de Gödel établit que la démonstration d'une déduction dans un système composé d'un nombre fini d'axiomes oblige à recourir à des éléments en dehors du système. Dit en termes crus, « il faut sortir du cadre… » Aussi, traiter la question centrale de la dette oblige à s'extraire d'un réductionnisme financier pour envisager d'autres analyses. Quatre espaces sont donc à envisager: le financier, l'économique, le sociétal et l'écosystémique.

Une première remarque face à ces catégories est que Tout est dans Tout. Distinguer ces quatre espaces d'analyse est une facilité intellectuelle pour décrypter les dynamiques en cours. Il n'y a pas d'espaces d'analyse étanches aux autres. Le taux du marché obligataire est en relation directe avec la réalité écosystémique. Une approche écologiste postule donc que la base de cette pyramide est la nature de l'écosystème dont elle détermine en fin de compte la situation financière. S’il n’y a pas d’herbe, il n’y a pas de superprédateurs.

Sur le thème de la dette, il suffit de parcourir les médias pour avoir une idée des enjeux et des solutions avancées. Cela va de il faut rembourser à il ne faut pas rembourser. Celle-ci aurait comme origine une création monétaire intégrée à l'économie sous forme de prêts. Une autre origine est une ponction sur l'épargne privée. Depuis plus de trente ans, les Français sont invités à placer leur épargne dans de l'assurance-vie pour préparer leur retraite. Or, l'actif en représentation de ces engagements est essentiellement de l'emprunt obligataire (environ mille milliards d'euros d’encours obligataires). Difficile de dire aux épargnants qu'ils n'ont plus rien. C'est déjà arrivé ; en France dans les années 1930 ou à l'étranger ; en Russie, en 2008, par exemple. Il appartient aux économistes d'avancer des propositions. Eux seuls disposent de la technique intellectuelle pour penser dans cette sphère. Distinguer dans l'origine de la dette ce qui relève d'une création monétaire de la ponction sur l'épargne serait un préalable intéressant. Il y en a d'autres.

Cette dimension financière est déterminante pour le fonctionnement de l'économie. Dans cet espace, les économistes sont, là encore, les augures incontestés. Mais les politiciens, et aussi un peu tout le monde, ont droit à la parole, car nous sommes tous concernés. L'économie (eco nomos), c'est ce qui permet à chacun de nous de disposer des biens et des services permettant de vivre. Savoir de quels biens et quels services on a indiscutablement besoin, comment ceux-ci doivent être répartis, comment les produire et les distribuer, s’il est utile de disposer de l'inutile, etc. figurent parmi la multitude d'interrogations animant cet espace. Une certitude cependant : l'augmentation indéfinie des artefacts, c'est-à-dire des biens et services disponibles, est le but de la Modernité. Les « développistes » cherchent par tous les moyens à le réaliser afin d'augmenter partout le PIB par habitant. De nombreux auteurs ont disserté sur les fondements de cette posture. L’anthropocentrisme en est le cœur. La dimension sociétale est donc à envisager comme un déterminant des situations analysées.

Dans cet espace sociétal, la conception de l'homme et des rapports sociaux est la clé de l'analyse. Mais alors que la dimension financière ou économique relève du temps présent, la dimension sociétale, à l'instar de la dimension écosystémique, se pense sur des temps longs. Evoluer dans cet espace d'analyse est délicat. Le risque est grand de stigmatiser l'une ou l'autre catégorie sociale. Les jeux de pouvoir et de domination sociale seraient alors fragilisés. La prudence est donc de mise. En revanche, comme l'écologie est essentiellement perçue comme une science de la nature, il est plus facile d'être raisonnable, loin des passions qu’un discours sur l’homme suscite. Vu de l'écologie, l'apport individuel dans la dynamique sociale se résume à la question suivante : quelle valeur ajoutée apporte-t-on ? La contribution de chacun, comme individu ou identifié à une catégorie sociale, est alors perçue comme une composante de l’écosystème artificiel dont il est partie.

Dans la dimension écosystémique, l'écologie est conçue comme la science de référence du fonctionnement des écosystèmes. Ceux-ci sont envisagés comme l'espace où ressources et contraintes sont optimisées. C'est là où, que ce soit comme individu ou comme population (ensemble d'individus semblables), les chances de survie sont les plus élevées à court et moyen termes. La transgression des principes de fonctionnement des écosystèmes provoque des crises rééquilibrant le système sur des bases plus réalistes. C'est un peu bref, mais ce court article ne permet pas d'autres développements.

L'écologie s'est extraordinairement développée au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Elle a été nourrie par de multiples disciplines comme la thermodynamique, par exemple, et a engendré de nouvelles façons d'envisager la dynamique de la biosphère. La sociobiologie en est une. C'est une discipline intégrative, donc de synthèse. Tout ceci aboutit à des modèles intellectuels à contre-pied des stéréotypes d'aujourd'hui. Distinguer quatre espaces d'analyse et admettre que le fondement de l'ensemble est l'écosystémique suffit pour le moment. Connaître les fondements de l'écologie permet alors d'envisager d'autres perspectives que celles issues du réductionnisme financier. Le but est d'anticiper les crises pour éviter des rééquilibrages violents fragilisant ceux qui auraient été épargnés si une transition proactive avait été engagée.

L'écologie

La formation des classes dirigeantes françaises est imprégnée de science. Or, la science qui est enseignée est la physique mathématique. Quel que soit le niveau attendu des élèves, le paradigme de référence est le même. Les épistémologues le qualifient de paradigme classique, newtonien, mécaniste ou laplacien selon les auteurs. Ses composantes principales sont déterminisme, causalité, complétude, etc. En termes un petit peu plus techniques, les savants considèrent que l'essence de ce paradigme est la symétrie des équations par rapport au temps, lui-même qualifié de chronologique ou d'absolu. L’irréversibilité en est absente. La vision du monde des personnes issues de ce cursus est donc le même. C'est le monde parfait envisagé par toutes les idéologies de la Modernité, qu'elles soient d'essence religieuse ou séculaire. C'est le monde dans lequel nous espérons vivre, particulièrement en France. C'est là que cette vision s'est le plus développée. Pensons aux illustres savants et philosophes qui ont bercé la jeunesse d'hier et d'aujourd'hui : Lagrange, Laplace, Fournier, Ampère, Monge, Carnot, Fresnel, etc. Ce sont eux qui ont créé l'Ecole polytechnique et Normale Sup où sont formées nos classes dirigeantes. Toutes les écoles de France s'identifient aux modèles portés par les grandes.

Or, ce paradigme a été élaboré il y a deux siècles dans un contexte écosystémique bien différent de celui d'aujourd'hui. Depuis, le monde a changé. La science a ouvert de nouveaux espaces, mais les fronts de recherche sont en dehors de notre pays. Ainsi, la physique quantique a(vait) son siège en Allemagne dans les années 1920-1930. Elle a ébranlé la notion de complétude et engendré l'indéterminisme métaphysique. La thermodynamique, initialement envisagée dans un paradigme mécaniste, s'en est affranchie, elle aussi. Cette thermodynamique a, depuis, nourri une approche énergétiste du fonctionnement des organismes vivants, dont les écosystèmes.

L'écologie est la science qui s'intéresse aux relations entre populations et milieu. Imaginée, entre autres, par Humboldt et Haeckel au XIXe siècle, elle s'est imposée comme système de pensée au milieu du XXe siècle. C'est dans les années 1930 qu’Arthur Tansley invente le mot « écosystème ». C'est donc une science récente, paradoxalement peu diffusée, alors même que les mots qu’elle utilise sont omniprésents.

La courbe en S

L'écologue étudiant les relations trophiques entre les composantes d'un écosystème cherche à en déterminer des principes de fonctionnement absolus, à l'instar des grandes lois de la physique comme la loi de la gravitation de Newton (1683). Parmi les principes nous intéressant, celui de la courbe en « S », avec ses quatre zones (lancement-croissance-maturité-déclin), est particulièrement éclairant. Selon cette approche, tout organisme vivant connaît une croissance rapide précédée d’une phase de démarrage plus ou moins longue. Ceci l'amène à une maturité longue dont l'issue est une dégénérescence caractérisée par l'incapacité à se régénérer. La mort en est l'issue certaine. Cela fait peur mais, depuis, des écologues regroupés dans la catégorie des sociobiologistes ont avancé l'idée que nos génotypes, eux, sont beaucoup plus durables que les formes qu'ils engendrent. Il y a donc une vie après la mort…

Aussi, comme tout individu qui passe par l'enfance (démarrage), l'adolescence (croissance rapide) pour aboutir à l'état adulte (maturité-phase de reproduction), sauf accident ou maladie, nous arrivons au stade de la vieillesse (incapacité à se régénérer). Tous les organismes vivants connaissent ces stades de vie, des eucaryotes les plus simples jusqu'aux méga-écosystèmes artificiels enchâssés dans l'écosphère.

La phase de croissance (enfance-adolescence), quelle qu'elle soit, est toujours limitée par des facteurs endogènes ou exogènes. Ces derniers sont qualifiés de facteurs limitants. Ainsi, toute population envisagée en écologie comme un ensemble d'individus semblables évolue à maturité selon une dynamique cadrée par des facteurs limitants. L'un d'entre eux est la prédation, mais il y a aussi les facteurs limitants comme l'accès aux ressources ou la variabilité climatique. Exemple : un hiver rude ou un été sec ou trop humide provoquent une baisse de population. Ce sont les individus les plus fragiles qui succombent à ces pressions, c'est-à-dire ceux ayant le potentiel reproductif le plus faible.

Dans cette vision, l'écosystème apparaît alors comme un ensemble de populations en relations trophiques les unes aux autres. La stabilité de l'écosystème est garantie par le respect de l'efficience énergétiste de l'ensemble. Celui-ci permet en retour d'optimiser les chances de reproduction, donc de survie, des individus et populations qui le composent.

Il n'est pas possible en quelques lignes d'envisager tous les apports de l'écologie. Des arguments plus hermétiques seraient les bienvenus, mais ils ne sont guère recevables dans un débat politique. Relevons simplement que tout ceci soutient l'idée fondamentale que la croissance infinie n'existe pas. C'est une chimère. A un moment ou à un autre, il faut envisager autre chose. Or, notre classe politique, bercée dans un paradigme dont l'écologie est exclue, envisage toujours la croissance comme issue aux maux que rencontrent nos sociétés économâtres.

La décroissance

Envisager la décroissance comme un outil de la politique n'est pas une idée contemporaine. Parmi les penseurs s'étant manifestés sur ce thème, Robert Malthus (1766-1834) est un des plus connus. Conscient de l'écart croissant entre ressources disponibles et population, il avait prôné des actions rigoureuses pour limiter la croissance de cette dernière.

Ce n'est qu'avec l'extraordinaire développement de l'artisphère pendant la seconde moitié du XXe siècle que cette perspective s’impose. Explosion démographique et développement économique suscitèrent des interrogations ayant nourri la théorie de la décroissance. Les personnalités y ayant contribué abondent. René Dumont, notamment à l'occasion des élections présidentielles de 1974, alerte l'opinion sur les conséquences de cette euphorie développiste. D'autres s'attellent à construire un discours argumenté. Il en est ainsi de l'équipe de Dennis Meadows qui publia en 1972 un rapport intitulé The Limits To Growth, traduit en français par Halte à la croissance. Un des théoriciens de cette approche est Nicholas Georgescu-Roegen. A la croisée des mathématiques, de l'économie, de l'écologie et de la thermodynamique, il tente une formulation scientifique de la notion de décroissance. Une de ses œuvres maîtresses est The Entropy Law and the Economic Process. D'autres auteurs ont apporté leur pierre à cet édifice. L'originalité de leurs vues ne leur a cependant pas garanti le succès médiatique.

Quelle est l'idée animant ces personnalités ? Simplement que les développements économiques et démographiques que l'écosphère subit obèrent l'avenir. Deux options sont alors envisageables : soit on encourage ou on laisse faire ces développements, et alors une catastrophe viendra rééquilibrer l'écosphère ; soit on gère une décroissance et l'on évite la catastrophe. Un des exemples les plus fameux d’une telle politique est celle menée par les autorités chinoises pour limiter l'explosion démographique de sa population. On est cependant loin d'une décroissance.

D'autres décroissances se font naturellement. Ainsi, aucun démographe ne pourrait contester que la population française de souche est stable depuis plus d'un siècle à périmètre constant, voire en régression. Entre 1914 et 1918, l'armée française a mobilisé plus de 8 millions d'hommes (*). La population française de souche pourrait-elle fournir un tel effort aujourd'hui ? La croissance de la population en France européenne a deux causes : d'une part, l'artificialisation des milieux permettant une augmentation radicale de la durée de vie ; d'autre part, l'immigration qui a amené sur le sol de la France européenne environ 12 millions de non-Européens. La conclusion s'impose donc d'elle-même. La population française de souche, à périmètre constant, est stabilisée depuis plus d'un siècle ; ceci sans qu'aucune politique n'en soit à l'origine. Les variations démographiques, comme le baby-boom des années 1950, ne sont que la réponse démographique aux déficits créés par les événements de la première moitié du XXe. Cette stabilisation s'est faite naturellement. Si nous sommes passés en cinquante ans de 40 millions d’habitants à près de 70 millions, c’est par l’effet d’une politique de « forçage » démographique. Au même titre que de nombreux climatologues considèrent que le « forcage radiatif » dû à l’injection de polluants dans l’atmosphère impacte le climat, le « forçage développiste » est à l'origine d'une surcroissance à l'origine des dysfonctionnements dénoncés.

Penser la décroissance

Penser la décroissance oblige, avant toute chose, d'en parler. C'est un truisme, mais comme ce mot est tabou dans le débat public, il est nécessaire de passer par cette étape. Les « développistes » dominent les cœurs et les esprits. Nul ne songe à porter un autre discours et, lorsque cela se fait, c’est un angle accusatoire qui l’anime. Aujourd'hui, le discours sur la décroissance est très culpabilisateur. L'approche est purement consumériste. Chacun de nous y est envisagé comme un délinquant écologique ou social construisant son confort sur la pénurie des plus faibles. La conséquence la plus directe de cette posture est que l'honnête homme ne s’y intéresse pas. Un autre discours est donc à inventer. Il aurait comme but de démontrer comment la décroissance pourrait être un facteur de sécurité pour nos existences et celles de nos descendants. Le préalable, d’ici là, est d’être conscient que notre pays et l'Europe ont de formidables atouts pour s'engager dans une décroissance proactive.

Frédéric Malaval
15/06/2012

Voir : La croissance est-elle bien le bon remède pour éradiquer la crise ? (1/2)

(*) http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasapas/E101Qui.html

Correspondance Polémia – 20/05/2012

Image : dynamique de croissance :
1- Lancement
2- Croissance
3- Maturité
4- Déclin

Frédéric Malaval

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