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Le : 20 Aôut 2012

« La France aveuglée par le socialisme » de Philippe Nemo

Si l’on en croit Philippe Nemo, la France de 2011 souffre d'un nombre attristant de problèmes, qu'elle ne pourra résoudre qu'en se délivrant de l'idéologie qui a provoqué la plupart d'entre eux en aveuglant les Français : le socialisme. Dans La France aveuglée par le socialisme, paru en novembre 2011, Philippe Nemo a rassemblé quelques-uns des articles qu'il a consacrés ces dernières années à cette question. Ils portent sur les problèmes institutionnels qui brident la démocratie dans notre pays, sur la censure pratique et légale, sur l'immigration, sur l'Etat providence, sur la fiscalité, ou encore sur la crise profonde que connaît notre éducation scolaire et universitaire.
Cet essai date de novembre 2011 ; la nouvelle politique française, celle du « changement », menée sous la houlette de François Hollande ne dément nullement cette analyse pertinente. Mais comme Philippe Nemo, ne perdons pas espoir : François Hollande est rentré dimanche soir à Paris après une quinzaine de jours de vacances au Fort de Brégançon, lâchant devant les journalistes: « la rentrée, c'est maintenant ».

Polémia

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La France aveuglée par le socialisme est un excellent livre dont le but est d’analyser comment, grâce à ses réseaux et son mode d’application, une idéologie et ses concepts peuvent pourrir une société.

Alors que les siècles derniers (XVIIe, XVIIIe, XIXe) ont été particulièrement brillants, nous voyons bien comment l’ensemble de la religion du socialisme et ce qui l’entoure nous a fait régresser, à la fois dans les sciences, l’art, la religion ou encore l’économie.

Cette déconstruction s’effectue bien évidemment de manière sournoise et non avouée pour imposer ses buts : l’avènement de l’égalitarisme total, au sein duquel l’homme nouveau n’est en rien différent de son prochain, n’a plus ni racine, ni liberté de penser, ni talent ou personnalité, mais est juste un pion du l’Etat.

Cette régression est tout d’abord morale, s’en prenant à la tradition de liberté qui prévaut en Europe depuis des siècles, mais aussi à la religion. Le but du socialisme est de créer une nouvelle religion, à laquelle tout le monde adhèrera une fois que l’on aura réduit à néant la religion chrétienne majoritaire. Cette nouvelle religion a son Eglise (l’Etat), ses prêtres (professeurs), son message universel (droits de l’homme, égalité de tous les hommes sur terre) et ses lieux de culte (écoles, facultés, mairies). Pour que cette nouvelle religion advienne, il faut d’abord réduire la liberté de parole et de pensée : lois Pleven ou Gayssot pour ceux qui auraient le malheur de mal penser, dons colossaux d’argent à des associations pour qu’elles censurent (SOS racisme, HALDE), et enfin obtenir de la Justice qu’elle milite pour l’idéologie.

Il est bien évident que s’en prendre à la liberté d‘expression implique de s’en prendre au rayonnement intellectuel et scientifique d’une nation. Certaines choses sont peut-être bonnes à dire, mais d’autres un peu moins. Quoi de mieux alors que de contrôler le CNRS par l’Etat, d’imposer une pensée unique, de censurer tous les chercheurs ou d’interdire certains débats (comme l’immigration) ?

Dans cette esprit de décadence intellectuelle, illustrée par la piètre place qu’occupe la France dans les classements universitaires internationaux, l’école doit aller de pair avec l’université, et en effet des postulants à l’agrégation d’histoire placent Napoléon avant Louis XIII, et des étudiants en lettres ne savent nommer aucun philosophe entre Aristote et Kant ; parallèlement on ne compte plus les livres mettant au grand jour l’œuvre de destruction de l’école (Jean Paul Brighelli, Natacha Polony, etc.). Celle-ci n’est plus qu’une garderie où il ne fait plus si bon être premier et apprendre ses leçons. On n’y forme plus les esprits, on n’y donne plus le goût de la langue, de l’histoire et des sciences.

Lois liberticides, déstructuration des esprits, système universitaire en faillite, que manque-t-il à l’Etat pour assurer sa toute-puissance sur des citoyens désarmés ? L’impôt. Celui-ci est prélevé à des taux exorbitants et la moindre des choses est qu’on peut contester sa légitimité : l’Etat français est mauvais gestionnaire, des sommes colossales sont à destination d’associations idéologiques et l’Etat est extrêmement dépensier, sur le dos des contribuables, et au détriment de notre économie ; toute initiative privée est considérée comme une spoliation du public, et il faut donc rétablir l’égalité en taxant un maximum.

Il est intéressant enfin, de considérer comment ce système tient et qui sont ceux qui le tiennent. Cette oligarchie qu’est la France tient grâce à 3 groupes, et la représentation démocratique ne représentant pas l’expression du pays, cet ordre est loin d’être remis en question :

  • - tout d’abord, les fonctionnaires : ceux-ci sont partout, pour tout, et tiennent véritablement les institutions en exerçant un monopole culturel ;
  • - les syndicats, qui ont bien compris qu’ils pouvaient se faire entendre et respecter en exerçant des pression par le biais de grèves et d’actions violentes, et ainsi paralyser le pays s’ils le voulaient ;
  • - la franc-maçonnerie, véritable mafia politique réunissant les puissants, est une autorité parallèle et opaque qui mine la société en court-circuitant les hiérarchies officielles pour imposer sa vision des choses, fusse au détriment des institutions.

La liberté de ton de l’auteur de ce livre est rare (vérités dérangeantes sur la franc-maçonnerie ou les syndicats), il dénonce de manière très pédagogique, expliquant les tenants et les aboutissants du mal national, qu’il est alors possible d’analyser : cette idéologie ravageuse qui s’incruste partout et pour tout détruire de l’intérieur. Nous devons sortir de cet état d’esprit, et, chose intéressant, l’auteur nous offre des pistes pour nous en sortir. Rien n’est perdu.

Louis Tode
18/08/2012

Philippe Némo, La France aveuglée par le socialisme, Bourin éditeur, collection : Politique, novembre 2011, 402 pages.

Correspondance Polémia – 20/08/2012

Image : 1re de couverture

Louis Tode

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