Rubrique : Economie

Pourquoi les groupes automobiles allemands s'en sortent mieux

Le gouvernement vient de déployer son plan « automobile », plan qui concernerait l’ensemble de la filière et pas seulement PSA. C’est de bonne guerre, mais ne nous trompons pas, c’est bien Peugeot qui est visé, d’autant qu’en parallèle le groupe PSA Peugeot-Citroën a indiqué le 25 juillet avoir subi une perte nette de 819 millions d’euros au 1re semestre 2012.
Dans cette crise profonde rencontrée par PSA, sans même juger de l’opportunité d’un plan axé sur le développement de « l’auto populaire et écolo », pour reprendre la formule du ministre Montebourg, beaucoup s’étonnent de l’interventionnisme de l’Etat, c’est-à-dire de la politique, qui n’est pas forcément le meilleur ouvrier en la matière.
Récemment, Polémia a publié une analyse de Benjamin Pelletier qui voit, parmi les causes de cette déroute industrielle, le désengagement quasi-définitif du groupe PSA du marché iranien dû à une géopolitique complexe. Le quotidien Le Monde, dans sa livraison du 27/07/2012, sous la signature de Marc Beise, rédacteur en chef économie de la Süddeutsche Zeitung de Munich, donne une autre explication, nullement contradictoire, mais à la fois plus pragmatique et plus critique à l’égard de l’Etat Français et son fonctionnement. Polémia livre à ses lecteurs cette version germanique des événements : les erreurs n'incomberaient pas aux seuls entrepreneurs.

 

Auteur : Marc Beise - le 28 Juillet 2012

Peugeot contraint de renoncer au marché iranien

Haro sur les dirigeants industriels de Peugeot à qui l’on reproche, essentiellement le président de la République et son ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, la fermeture de l’usine d’Aulnay et les licenciements qui en seraient consécutifs. Tout est bon : les mauvaises performances commerciales, la vente à l’export de types de véhicules en fin de série, ne pas avoir su, comme l’aurait fait Volkswagen, adapter sa stratégie industrielle aux nouveaux marchés et enfin laisser planer le spectre d’une OPA sur le groupe après avoir été déjugé avec une action qui a chuté de 77% en un an, le tout assorti d'une accusation publique de mensonge.
Benjamin Pelletier, formateur – management interculturel chez Freelance, chargé de cours à l’Ecole Centrale de Paris, à l’Ecole de guerre économique…, écrivain, donne un éclairage géopolitique sur la cabale lancée contre Peugeot, sans doute plus près de la réalité que les invectives partisanes du ministre, largement reprises par nos grands médias nationaux.

Auteur : Benjamin Pelletier - le 21 Juillet 2012

« Les sept plaies de l'Amérique d'Obama » de Jean-Michel Quatrepoint

Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, qui exerça au Monde puis comme directeur des rédactions de l’Agefi, de la Tribune, du Nouvel Economiste, auteur, dernièrement, de Mourir pour le yuan, paru en septembre 2011, a publié un article intitulé « Les sept plaies de l’Amérique d’Obama » dans le numéro 134 de la revue Politique Internationale.

Auteur : Michel Leblay - le 26 Juin 2012

La croissance est-elle bien le bon remède pour éradiquer la crise ? (1/2)

La croissance, voilà bien le mot du moment et la pomme de discorde entre Européens.
Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de géopolitique des populations, et Frédéric Malaval, universitaire et chercheur, l’un et l’autre contributeurs réguliers de Polémia, ont envoyé, chacun sans se connaître, une tribune libre traitant de la croissance, de ses vertus et de ses handicaps.
Yves-Marie Laulan s’en tient à la thèse la plus orthodoxe, telle qu'elle vient d'être définie au dernier G20 : la croissance, oui, mais elle doit s’accompagner de plans d’austérité indispensables à la réduction de la dette publique et à la limitation des dépenses.
Frédéric Malaval, dont la recherche est consacrée à l’écologie et plus particulièrement à l’environnement, auteur de plusieurs ouvrages, a une vue très différente. C’est en non-économiste qu’il raisonne : pour lui, « évoquer l’omniprésence de la “croissance”, n’apporte rien ».
Polémia soumet ces deux points de vue à la réflexion de ses lecteurs, en deux articles : celui d’Yves-Marie Laulan suivi de celui de Frédéric Malaval.

Auteur : Yves-Marie Laulan - le 20 Juin 2012

La croissance est-elle bien le bon remède pour éradiquer la crise ? (2/2)

Après la tribune signée de Yves-Marie Laulan, voici celle de Frédéric Malaval, universitaire et chercheur, axée sur l’écologie et l’environnement.
Cette fois, l’auteur s’écarte du conformisme ambiant pour pénétrer dans une originalité demeurée confidentielle avec ses champions tels que Malthus, René Dumont, Dennis Meadows et bien d’autres « antidéveloppistes » à qui, hélas, il n’a pas été donné de franchir la barrière médiatique.

Auteur : Frédéric Malaval - le 20 Juin 2012

Les charges de l'Assemblée nationale, bien plus importantes qu'en Allemagne ou en Angleterre

En cette période difficile, dans l’esprit d’une réduction de la dette publique et d’une limitation des dépenses de l’Etat, on pourrait légitimement imaginer que le président Hollande – le parti dont il est lui-même issu détenant maintenant tous les pouvoirs – se pencherait sur certaines dépenses très particulières qui sont devenues au fil des temps de véritables privilèges. On pense tout naturellement aux charges de personnel de l’Assemblée nationale.
Dans les jours qui ont précédé le deuxième tour des élections législatives, l'Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (Ifrap) a déposé une étude, annoncée par la grande presse : Polémia reproduit ici l’article du Monde.fr du 14 juin.

Auteur : Le Monde.fr - le 18 Juin 2012

Comment la France s'efface peu à peu des écrans radar du commerce mondial

Nouvelle démonstration de la supériorité de l'économie allemande pour les uns, illustration de la perte de compétitivité de la France pour les autres. Quel que soit l'angle de vue, la publication simultanée, vendredi 8 juin, d'un déficit commercial français de 5,8 milliards d'euros pour le mois d'avril, de 200 millions plus important qu'en mars, face à un excédent allemand de 14,4 milliards (chiffres bruts) - bien qu'en léger recul - est un mauvais point pour l'économie française.

Auteur : Claire Gatinois - le 11 Juin 2012

 

Pourquoi Polémia ?

Parce que dans un monde en proie au chaos et de plus en plus dominé par le choc des civilisations, il faut avoir le courage de déceler les nouvelles lignes de fracture et de discerner les conflits à venir pour mieux les prévenir. Lire la suite